Sequoias

As I was finishing this commision for a client, I was looking through a dictionary of the Monachi language, spoken by the Native American Mon people that live in the Southern Sierra Nevada (yes, that is quite random, but I love learning about other languages).

Here are some words you should know 😉

cete or pihqo are buttocks

the clitoris is a kwyky

a pretty girl is a syjatyhmy

tyni’ is a master

pata-kwini means naked

hawa means to scold


And here’s an alternate version of the picture ^^

Carabistouilles

«–Mais c’est pas juste!

–Comment ça, «pas juste» ? Tu m’as menti oui ou non?

–Ben oui…

–Dit-elle, comme une évidence…

–Rhoo ça va…

–Ben non, ça va pas !

–Mais c’était pas important, j’voulais pas que tu t’inquiètes…

–Ah bah ça va être de ma faute, en plus ?

–Ben techniquement…

–Je rêve… Et puis c’est même pas la question.

–Ah non ?

–Non, la question c’est une question de principe.

–Ça fait deux fois question.

–Quoi ?

–C’est pas très joli. Enfin moi je dis ça, j’dis rien. Tu disais ? Des vacances en Martinique ?

–De quoi ?

–Ben l’an prochain, les vacances ?

–Elle se croit fine…

–Quoi ? Tu insinues que j’ai pris du poids ? Franchement, tu ne manques pas de culot…

–Arrête.

–Quoi, c’est vrai…

–Stop. J’en ai marre de tes âneries, là. Tu m’as menti, et tu sais que j’ai horreur de ça.

–Oui mais…

–Pas de mais.

–Mais bêtise, paf, fessée, c’est trop simple. Je préfère te faire tourner en bourrique ; c’est bien plus drôle.

–T’as fini ?

–Pas vraiment mais je sens que je ferais mieux de me taire.

–Et ?

–D’aller chercher la brosse…

–Puis ?

–De venir sur tes genoux…

–Tu vois, simple, j’aime bien.

–Et si je te dis que la brosse est cassée ?

–Julie… Les mensonges, c’est non.

–Mais c’est qu’un tout p’tit mensonge…

–Et c’est la même punition…

-Tu vois, j’l’avais bien dit. C’est pas juste !»

Elle est chou

Alors même qu’il devrait être fâché, et que sa main s’abat violement sur l’arrière-train de sa Julie, il ne peut s’empêcher de sourire. Il est chanceux, il le sait. Son sourire, elle ne risque pas de le voir, allongée comme elle est en travers de ses genoux. Elle gigotte et remue, ses fesses déjà rouges. Un beau rouge, cramoisi. Ah, ses fesses… Les plus belles de Paris, il le lui a déjà dit, la plus belle paire de fesses d’Ile de France. Evidemment, elle lui a demandé s’il avait maté tous les culs de Paris pour être aussi catégorique. Elle est comme ça, Julie, elle trouve toujours la pire interprétation, même (surtout ?) pour les compliments. Elle est chou. Il l’aime.

Sa main tombe une fois de plus, faisant rebondir l’objet de toute son attention. Il n’y a pas à dire, sur les genoux c’est ce qu’il préfère… Ça fait une belle vue… Le galbe de ses cuisses, la rondeur de ses petites fesses, sa taille, son dos… Elle est nue, c’est le matin. Son pyjama n’est pas resté bien longtemps. Elle regrette peut-être d’avoir dormi sans culotte la nuit dernière. Peut-être pas. Lui, en tout cas, il ne regrette rien. Il se dit qu’il devrait dire quelque chose, des remontrances, mais ce cul l’obsède et l’hypnotise. Il ne va pas lui dire, elle trouvera le moyen de se vexer— « Quoi ? Tu m’aimes que pour mes fesses ? » — ou d’essayer d’échapper à sa punition— « Elles sont si belles… tu voudrais pas les abimer quand même ? » Elle est chou. Il l’aime.

Elle est brave, il ne peut pas le lui reprocher, même si elle gémit et marmonne des choses qu’il fait mine de ne pas entendre, elle prend toujours ses punitions jusqu’au bout, sans vraiment broncher. Elle fait des efforts, aussi. Elle déteste le décevoir. Et pour ça, il l’aime encore plus, même si elle n’y arrive pas toujours. Au moins, il sait que ce n’est jamais de la malice, juste un manque de discipline ou de motivation. De la motivation, il en a plein les mains. Et ses mains sont partageuses. Elle lâche un petit gémissement lorsqu’il va des ses fesses à ses cuisses. Elle se tend, serre les fesses dans le vain espoir que la prochaine fasse moins mal. Mais elle ne se plaint pas. Il la fesse encore. Elle est chou. Il l’aime.

Finalement satisfait, il pose sa main sur la croupe de sa Julie. Ses fesses sont brulantes. Il adore ça. Elle frissonne alors qu’il la masse gentiment. Il se penche et dépose des baisers sur son épaule, son dos. Il la caresse le long de la colonne vertébrale, s’attarde sur sa taille. Il glisse sa main le long de ses reins, de ses côtes, des ses seins. Elle cambre son dos, halète, gémit, tend le cou pour le regarder. Il lui caresse les cheveux. Sa main, vengeresse il y a encore un instant, se perd entre ses cuisses. Il ne voit pas comment elle va trouver à se plaindre quand il se sera occupé d’elle. Mais elle trouvera quelque chose. Elle est comme ça, Julie. Elle est chou.

Et il l’aime.

Premier pas

—Julie ?
—Oui ?
—Viens ici pour voir…
—Pour voir quoi ?
—Viens, tu verras…
—Je suis sûre que je vois très bien d’ici…
—Tu verras encore mieux d’ici…
—Non non…
—Si si…
—Je vais compter jusqu’à trois…
—Non mais ça va, je ne suis pas une gamine non plus…
—Un…
—Pfff…
—Deux…
—…
—Julie…
—Rhoo ça va, je viens… Mais franchement…
—Oui ?
—Si c’est pour être punie, je pourrais te laisser compter jusqu’à cent, ça ne changerait rien…
—Accepter ta punition sans te plaindre, ça montre un peu de regret, déjà…
—De remords, tu veux dire ?
—Quoi ?
—C’est des remords quand on a fait quelques chose de mal.
—C’est pareil, non ?
—Non. Des regrets c’est pour ce qu’on a pas fait, mais qu’on aurait dû… Ou quelque chose qu’on a perdu.
—Donc si je te punis pour ne pas avoir payé les factures à temps, c’est des regrets ?
—Oui…
—Et si je te punis pour m’avoir menti à ce sujet, c’est des remords, oui ?
—…
—Oui ?
—Oui m’sieur…
—Ça valait le coup de faire la maline ?
—La maligne, tu veux dire ?
—Les deux existent, ne change pas de sujet. Ça valait le coup ?
—Non m’sieur…
—Tu vas venir sagement sur mes genoux?
—Oui…
—Bien. Baisse ton pantalon et ta culotte.
—Quoi, tout de suite ?…
—Tu vas commencer à faire histoires ?
—Non m’sieur…
—Voilà, un premier pas…

En dérangement

—Et ça, ça va où ?

—Chais pas… Dans ton…

—Pardon ?

—Rhoo, ça va…

—Je t’aide à ranger ton bazar, tu vas me faire le plaisir d’être polie…

—Oui…

—Oui qui ?

—Oui m’sieur…

—Mouais, c’est mieux… Donc, ça va où ?

—Mets-le dans le sac, là…

—Avec le reste ?

—Oui, je ferai le tri…

—Dis donc, Julie…

—Oui mon amooooour ?

—Ton idée du rangement, c’est juste de transférer le bazar d’un endroit à l’autre ?

—Oh ! T’abuses… Je consolide le bazar, puis je ferai le tri.

—Ah oui ? Quand ça ?

—Un jour.

—Un jour ?

—Un jour prochain, oui

—Demain.

—Oh, tu sais, y a pas urg—

—Demain.

—Non, s’il te plait…

—Pas de discussion.

—Mais…

—Pas de mais non plus.

—J’ai pas envie.

—Et ?

—Bah ça devrait compter pour quelque chose, non ?

—Euh… Non. Si on attendait que tu aies envie de ranger ton bazar ben… Ben on en serait ou on en est aujourd’hui, en fait, à y passer la journée.

—T’abuses…

—Ah oui ?

—Oui, on a commencé hier…

—Tu ne t’aides pas vraiment, tu sais…

—Des points pour l’honnêteté ?

—Non.

—Pffff, t’es vraiment pas marrant.

—Non. Et ça ?

—Dans l’sac…

—T’es sure ? C’est dans un état…

—Bah pourquoi tu m’demande si tu t’en fiches, de mon avis ?

—Julie…

—Quoi ?

—Change de ton.

—Bah non mais c’est vrai !

—Stop.

—Non, c’est pas juste.

—Julie, je te préviens.

—Bah préviens, vas-y…

Sans un mot de plus, il la tire en travers de ses genoux, jupe retroussée. Elle ne proteste pas. Sa culotte descend. Elle ne s’excuse pas. Elle est têtue, voilà, et le rangement, elle n’aime pas ça. Les claques commencent à tomber et, malgré la douleur, elle a un petit sourire. Elle a bien le droit, c’est sa pause.

La disparition

(in English below)

Depuis le début du confinement, ils ont un système. Il a bien fallu, parce qu’au début, ça ne marchait pas. Dans les pieds l’un de l’autre toute la journée, c’était pas possible. Au bout d’une semaine, elle en était à trois, voire quatre fessées par jour. Ça ne laissait pas beaucoup de temps pour les réunions Zoom, ça, et franchement, ses fesses avaient un peu de mal à suivre. Et elles avaient mal tout court, aussi.

Donc, le système. Au lieu de passer à la proverbiale casserole tout de suite, il lui fait noter ses bêtises dans un petit carnet qu’ils laissent sur la table basse du salon. Ça donne quelque chose comme ça :

Lundi – 9h25 – lâché un ‘p*tain’ quand j’ai renversé mon café sur le bureau.

(Il n’aime pas les gros mots.)

Mardi – 10h40 – Dansé seins nus derrière son ordi portable pendant sa téléréunion avec le patron

(Il aime ses seins, mais là, il est au boulot.)

Mardi – 16h – fait la tête et refusé de lui parler jusqu’au diner parce qu’il ne voulait pas que je fasse des lasagnes pour le quatre-heure, mais honnêtement c’est vraiment [gribouillis illisibles]  

(ne pas garder la ligne, c’est une chose, mais se comporter comme une gamine capricieuse, c’est non)

Jeudi – 14h03 – Gribouillé un zizi dans le Grand Carnet de Punition Très Important

(Franchement ?!)

Arrivés en fin de semaine, ils font les comptes, et, si besoin, elle est punie. Jusqu’à présent, il y a eu besoin. Il se demande même si elle n’en profite pas un peu, la miss. Au final, une grosse punition, c’est sans doute moins que le cumul dans la semaine. Mais au moins, il peut lui faire rendre des comptes et, petit à petit, il y a moins de choses dans le carnet. Ou des choses moins sérieuses, au moins.

Cette semaine, cependant… Ce n’était pas une bonne semaine. C’est les nerfs, ça, et la pluie. Rester isolée, ça ne lui réussit pas, mais alors pas du tout. Bah ouais. Elle était grognon, là, elle l’avoue, c’est bon ? Pffff.

Il s’assoit sur le canapé pour faire les comptes. Pas de carnet. Sur le meuble télé, peut-être ? Elle ne sait pas, elle ne l’a pas vu. La dernière vois qu’elle l’a utilisé ? Bof, il y a deux semaines, peut être ? Sourire innocent. Sérieusement ? Peut-être hier… Oui elle l’a remis sur la table. Non, elle ne l’a pas caché. Elle n’oserait pas, voyons, quelle idée… Ce manque de confiance, alors, c’est consternant. Non, elle ne se moque pas. Non, non, elle ne prend pas ce ton moqueur exprès. Oui-oui, elle arrête tout-de-suite-sinon-ça -va-barder. Oui m’sieur.

Il fait le tour du salon, de la cuisine, pas de carnet. Il commence à perdre patience. Ils avaient un système ; si elle préfère les punitions instantanées, elle peut le dire ! Pas sur que ses fesses apprécient, mais c’est toujours une option ! Elle boude. Non, elle ne veut pas de fessées tous les jours, mais elle ne l’a pas, son fou… fichu carnet. De toute façon, il sait très bien ce qu’il y a dedans, non ?

Il le sait. Et c’est pas joli-joli… Mais il veut faire les choses correctement. Alors elle va chercher le carnet, elle a cinq minutes, après ça il va chercher le paddle, et elle ne va pas aimer ce qui va suivre.

—Mais je l’ai pas ton carnet, putain !

Elle se couvre la bouche des deux mains, les yeux écarquillés. Oh non. Oh non non non non… C’est sorti tout seul. Elle est stressée. Elle est désolée. Elle… Elle…

Elle est penchée sur le bureau, des larmes plein les joues. Ses fesses sont cramoisies, brulantes, douloureuses. Elle serre les dents quand un autre coup de paddle ajoute à sa douleur. Elle pleure. Elle est désolée, elle ne sait pas ce qu’elle a. Elle fera des efforts, promis. S’il te plait ? Il fait une pause. Elle souffle. Elle a les yeux fixés sur le bureau. Elle essaye de trouver quelque chose pour la distraire de l’incendie de sa croupe. Il n’y a rien. Des papier, des stylos, un carnet, un ordi… Un carnet ? Non mais… Il se fiche d’elle ?

Elle se relève, le carnet à la main. Et c’est quoi ça ? Ce serait pas le divin carnet ? Ah oui, il l’avait pris hier soir pour jeter un œil. Ah bah il est gonflé, le monsieur. Oui, oui, elle devait être punie mais il a fait fort là, non ? Et il l’a accusée pour rien ? Franchement, c’est pas juste.

Ah non, non, les bisous ça suffit pas ! Il se prend pour qui ? Ça, c’est un mois d’amnistie, minimum. Bon, une semaine ? Quatre jours, okay. Mais s’il le perd encore, c’est elle qui brandira le paddle, non mais oh…

Since the start of lockdown, they have a system. They had to because at the start of it, things just didn’t work. In each other’s way all day, it just wasn’t doing it. After a week, she was getting three or even four spankings a day. It didn’t leave much time for Zoom meetings and, honestly, her bottom was having trouble keeping up.

Thus, the system. Instead of getting it there and then, he asks her to write all her misbehaviours in a little notebook that they leave on the living room’s table. It goes a little like this:

Monday – 9:25am – said ‘f*ck’ when I spilled my coffee all over the desk

(He doesn’t like rude words)

Tuesday – 10:40am – Danced topless behind his laptop as he was having an online meeting with his boss

(he likes her breasts, but he’s working)

Tuesday – 4pm – sulked and refused to talk to him until dinner because he wouldn’t let me make lasagne for an afternoon snack, but frankly that’s [illegible scribbles]

(not keeping to the diet is one thing, but acting like a wilful brat is a no-no)

Thursday – 2:03pm – Scribbled a willy in the Big Big Very Important Punishment Notebook

(Honestly?!)

At the end of the week, they tally it up and, if needs be, she gets punished. So far, she’s needed it. He even wonders if she doesn’t do a little of it on purpose. After all, one big punishment is still probably less than the sum of all of her misbehaviours in the week. But at least he can hold her accountable and, little by little, there are less things in the notebook. Or less serious things, at least.

This week however… It wasn’t a good week. It must be nerves. And the rain. Being isolated doesn’t become her, not at all. Yeah, she was grumpy, so? She admits it, all right? Pffft.

He sits on the sofa to make the tally. No notebook. On the TV stand perhaps? She doesn’t know, she hasn’t seen it. Last time she saw it? Meh, two weeks ago maybe? Innocent smile. Honestly? Maybe yesterday… Yes, she put it back on the table. No, she didn’t hide it. She wouldn’t dare, of course… That lack of trust is just appalling… No, she’s not being funny. No, no, that mocking tone isn’t on purpose. Yes, yes, she stops it right now or-else-she’s-going-to-regret-it. Yes, Sir.

He goes around the living room, around the kitchen, no notebook. He’s starting to lose patience. They had a system; if she prefers instant punishments, she just has to say! Not sure her bottom would like it, but it’s always been an option! She sulks. No, she doesn’t want daily spankings, but she doesn’t have his fu… fudging notebook. Anyway, he knows what’s in it, doesn’t he?

He knows. But he wants to do things fairly. Thus, she will get the notebook; she’s got five minutes, then he’s going to get the paddle, and she won’t like what is going to follow.

“But I don’t have your damn notebook, for fuck’s sake!”

She covers her mouth with both her hands, eyes wide. Oh no. Oh no no no no… It just came out. She is stressed. She is sorry. She… She…

She is bent over the desk, tears rolling down her cheeks. Her buttocks are crimson, burning, painful. She grits her teeth when another slam of the paddle adds to her pain. She’s crying. She is sorry; she doesn’t know what’s wrong with her. She will make lots of efforts, she promises. Please? He pauses. She breathes. Her eyes are down, looking at the desk. She tries to find something to distract her from the burning fire in her rump. There isn’t anything. Papers, pens, a notebook, a laptop… A notebook? Is he kidding her?

She gets up, notebook in hand. What’s this? Isn’t it the Holy Notebook? Ah, yeah, he had taken it last night to have a look. Well he’s got some nerve, mister. Yes, yes, she had to be punished, but he went a bit overboard, didn’t he? And he falsely accused her? Honestly, it’s unfair.

Oh no no, kisses aren’t enough! Who does he think he is? It’s a month’s amnesty, at least. Right, a week? Four days, okay. But if he loses it again, she’ll be the one wielding the paddle…

Anticipation

3:35pm

Aaliyah had been waiting all day for him to come back. The waiting only made it worse. He knew it. He knew it very well, and she knew it was part of her punishment. Every time her phone pinged with one of his messages was a reminder of what was coming. Since the morning, he had drip-fed her instructions. She knew better than to argue or try to ignore him. He would be back at five, after work. She would be standing at the door, hands behind her back. Her head would be bowed; she wouldn’t look up; she wasn’t to say a word. She would be naked.

3:52pm

She had felt pitifully relieved that he hadn’t had her wait at the window, like that one time. She didn’t know that a neighbour had stolen a passing glance, but the possibility was enough for her to cover her face in shame every time she thought about it. The punishment that day had kept her straight for a month. Her phone pinged. She was to gather a paddle, a hairbrush, a belt, a wooden spoon, and the riding-crop. He would pick one, or two, or none, but it was best to be prepared. She didn’t like the sound of any of them.

4:10pm

But of course, she had slipped. And she knew she deserved what was coming. She had been mad at herself, and she had made it worse by being mad at him for no reason. He was a very supportive boyfriend, but he had no tolerance for her misdirected anger. She liked that about him; he made her better, more measured. Her phone pinged. He would be home in fifty minutes. She looked at the time. He would be home at five, like he had said. He hadn’t needed to tell her again but, just as he wanted, she felt a pang of fear. And guilt. And anticipation.

4:38pm

The flat was spotless —there was no reason to make it harder for herself. She sat on the sofa, twiddling her thumbs, unable to concentrate on anything. It had been on her mind all day. They had had the argument the night before. He never punished her in anger, that was not really him. He had let her know that they would deal with it the next day. He had kissed her in the morning and told her to be ready for her punishment later today. Then, he had simply left, without scolding or berating her. That would come, in a calm and measured tone, to the sound of his hand battering her poor bottom. She shivered. Fear? Desire? The phone pinged again. She was to get the big piece of ginger from the fridge and get it ready. She moaned as she read the message, passing a hand between her thighs.

4:57pm

She folded her clothes up on the bed, biting her lip, and straightened the covers. All the implements were neatly laid out, as was the ginger. She caught a look of herself in the mirror and blushed. She tip-toed to the door and looked up at the big clock hanging off the wall. Were her hands supposed to be over her head? No, behind her back. I think? He wouldn’t be too pleased if she got it wrong, but she couldn’t go and check her phone, for fear he would come in at that exact moment.

5:00pm

She looked down. The door clicked open, then shut. He put something down. His bag, probably. She dared not look up. He lifted her head with a finger under her chin and kissed her softly.

“Let’s take care of you,” he said.

Un plan parfait

(English below)

Fleur le regarde. Il la regarde. Il est fâché. Okay, pas de panique, elle a tout prévu. Elle passe sa main langoureusement dans ses cheveux et se mordille la lèvre. Ça marche à tous les coups. Les hommes, franchement… Ils ne sont pas compliqués. Elle applique le regard amoureux n°3, tant qu’à faire. Un, deux trois, et… Il a toujours l’air fâché. Ah mer…

Il dit quelque chose. Elle n’écoute pas vraiment, elle réfléchit. Elle aime sa voix. Quand il est faché, il peut être vraiment autoritaire. Elle aime ça. Parfois, c’est la grosse voix, parfois, juste le ton glacial ; elle aime le répertoire. Elle commence à bien le connaitre, d’ailleurs.. Vite, vite une idée…

Nouveau plan. Elle allonge lentement ses longues jambes sur le canapé et s’étire. C’est le matin : t-shirt, culotte, rien d’autre ; tactique impeccable. Bonus : dentelle. Bim ! Sauf qu’il a les bras croisés, maintenant. Double mer…

Il faut autre chose. Quelque chose d’irrésistible. Une idée, une idée… Il dit autre chose. C’est surement important. Tiens, c’est ton glacial aujourd’hui. La facture de quoi ? Aucune importance. Diversion, diversion !

Petite moue, air innocent, main délicatement posée le long du cou. Petit soupir. Ah ! Trop facile. Les câlins, et les bisous, ce sera juste la cerise sur le gâteau. Il prend sa main. Elle ferme les yeux et tend ses lèvres. Il embrasse bien, ferme, passionné. Sauf que là, au lieu de l’embrassade pleine d’amour, de passion et de papillons, il la fait se lever, il s’assoit et la rabat sur ses genoux.

T-shirt, culotte, rien d’autre, le regret est instantané. Dentelle ou pas dentelle, les claques tombent, sèches, douloureuses. Elle gémit, elle remue et se tortille. Rien à faire, il continue. Il parle encore. C’est la grosse voix. Ses fesses sont en feu. Ses cuisses sont trempées. Elle s’abandonne, ferme les yeux et pense à ce qu’ils feront quand il sera satisfait de sa punition. Elle plein d’idées, un plan. Il y a des batailles qui valent le coup d’être perdues.

Fleur looks at him. He looks at her. He is mad. Okay, no panic, she’s got a plan. She languidly passes her hand in her hair and bites her lip. It always works. Men, honestly… They’re not that complicated. She puts on her number 3 gaze, while she’s at it. One, two, three and… He still looks upset. Ah sh**…

He says something. She doesn’t really listen; she is thinking. She likes his voice. When he’s mad, he can be really commanding. She likes that. Sometimes, it’s a loud voice, sometimes, just an icy tone; she like variety. She’s starting to know it well… An idea, quickly, quickly…

New plan. She slowly extends her long legs on the sofa and stretches. It’s morning: t-shirt, panties, nothing else; perfect tactic. Bonus: lace. Boom! Except that he has now crossed his arms over his chest. Double sh**…

She needs something else. Something irresistible. Think of something, think of something… He says something else. It’s probably important. Ah, it’s the icy tone today. What unpaid bill? No matter. Diversion, diversion!

Little pout, innocent look, hand delicately placed on her neck. Little sigh, Ah! Too easy. Cuddles and kisses will just be the icing on top. He takes her hand. She closes her eyes and holds out her lips. He kisses well, passionately. Except that, instead of a passionate, loving kiss and fireworks, he makes her get up; he sits down and pushes her over his lap.

T-shirt, panties, nothing else; she regrets it instantly. Lace or no lace, slaps come falling down, dry and painful She moan, wiggles and twists. It does nothing, he carries on. He speaks again; it’s his loud voice now. Her bottom is on fire. Her thighs are wet. She lets herself go, closes her eyes and thinks of what they’ll do when he’s satisfied with her punishment. She has a lot of ideas, a plan. Some battles are worth losing.

Gare à toi

Il jette un regard à la ronde, puis à sa montre. Il n’y a pas grand monde sur le quai. Il marche quelques pas et consulte l’écran pour la dixième fois. C’est le bon. Le train est à l’heure. Il regarde sa montre de nouveau. 10 minutes. Il se retourne vers le banc sur lequel il a posé son sac et le bouquet. Pas trop de risques qu’on le lui vole, mais sait-on jamais.

Il y a un petit couple assis sur un autre banc, un peu plus loin. Ils ont l’air heureux. Elle lui manque. Même pour quelques jours, c’est dur de ne pas l’avoir entre ses bras. Et les messages, ce n’est pas la même chose. Il regarde ce que propose la machine. Du sucre, en gros. Du sucre en barre, du sucre en gélatine, du sucre à boire… Bon, il ne va pas se la jouer ministère de la santé mais quand même… Il hésite à lui acheter du coca. Elle aime le Coca, allez comprendre. Enfin non, elle adore ça, plutôt. Elle fait des offrandes quotidiennes au dieu du Coca, il en est certain. Ce qu’elle y gagne, il n’en sait trop rien, mais ça a l’air de lui réussir. Un train passe sur la voie d’en face. Céréales. Ça n’en finit pas, wagon après wagon. Les gens, c’est dans des voitures, mais la marchandise, c’est des wagons. Il aime bien les trains. Pas au point d’en avoir rêvé quand il était gosse, mais il adore les voyages en train. Un jour, ils feront le Transsibérien, il en rêve. Ou l’Orient Express, sinon. Ou les deux.

Il regarde la machine de nouveau. Pas de coca, de toute façon ils vont aller manger tout de suite. Elle aura faim, et son estomac à lui a déjà commencé à s’auto-digérer. Il y a un jardin pas loin, il les y voit déjà, à l’ombre, sur un banc. Il a Brassens dans la tête, maintenant. Il s’assied. Pas longtemps, il a la bougeotte. Si elle savait, elle se moquerait. Il rajuste le plastique autour des fleurs. Ça fait très cliché mais il espère que ça lui plaira quand même, son homme qui l’attends sur le quai de gare, le bouquet à la main. C’est romantique, et il aime à croire qu’il l’est un peu. Il se lève et vérifie qu’il est au bon endroit. Ils sont bien gentils, à la SNCF, mais mettre les écrans à l’équerre par rapport au quai, ça n’aide pas à se repérer. Voiture 18, elle a dit. ABCD… Moui, ça a l’air d’être ça. Il rajuste sa chemise. Pfff, il est presque stressé, il se croirait revenu à l’adolescence. Cinq minutes. Toujours pas grand monde sur le quai. Tant mieux, il ne risque pas de la rater.

D’ailleurs, romantique ou pas, il ne va pas la rater, dans un autre sens. Elle n’est partie que quelques jours et ça a suffi pour qu’elle fasse son quota de bêtises pour le mois. Il va la faire mariner un peu. Prendre son temps pour rentrer à la maison. Il lui a dit de mettre une robe pour rentrer, et il compte bien en profiter. Les jardins, c’est plein de petits recoins isolés, et il a déjà pensé à quelques rues tranquilles par lesquelles passer. Puis, de retour à la maison, il a déjà posé une sélection d’instruments sur la table basse, devant le canapé. Elle sait qu’elle sera punie, elle ne sait pas comment ou à quel point, mais elle sait. Elle est obéissante, quand même, elle confesse toujours ses errements. Il lui fait confiance, et ça lui fait plaisir qu’elle soit honnête avec lui. C’est la fondation de leur couple, il aime bien le lui dire. Elle lui manque. Deux minutes.

Peut-être qu’il lui demandera de se changer avant, tiens. Mettre des petits dessous. Après tout, il n’y a pas que la fessée qui lui fait très envie, là, il y a une ribambelle d’autres choses. Il aime bien qu’elle garde son soutien-gorge, ses bas… Le côté un peu « bourgeoise dévergondée », il adore. Il se lève et rajuste son pantalon. Pff… Un ado… Il prend les fleurs et laisse son sac. Le petit couple s’embrasse. Allez, elle sera bientôt là. La fameuse voix de la SNCF tonne. Il voit le train au loin. À l’heure ; comme quoi, ça arrive. Il passe les fleurs dans son dos. Arrivé là, autant faire cliché jusqu’au bout, et comme ça elle ne les verra pas par la fenêtre en attendant sagement de descendre.

Le train arrive en gare. Il s’arrête. Les portes s’ouvrent, les passagers commencent à descendre. Il jette un oeil vers les autres portes, en espérant avoir choisi la bonne. Les secondes lui semblent longues. Il espère qu’elle ne s’est pas endormie. Il se mord légèrement la lèvre. Non, la voilà. Sa Julie. Elle a un grand sourire. Il le lui retourne. Qu’est-ce qu’elle est belle. Il lui laisse les fleurs et prend sa valise.

« Tu verras, j’ai tout prévu ! »

Luna

Elle essaye d’apercevoir ses yeux derrière ses lunettes de soleil. Elle se doute bien qu’il la fixe, et pas du regard un peu niais d’un amoureux transi. Elle incline légèrement la tête et tente de lui prendre la main. Il la retire.

« Ah non !

— Mais…

— Non.

— Mais si, viens…

— Julie, non, c’est non.

— Mais ce sera bien.

— Pour toi, oui.

— Mais ça va aller…

— Non. Tu peux y aller si tu veux, moi je reste là.

— Rhoo, mais allez, fais pas ta chochotte…

— Pardon ?

— C’est juste un manège, pfff… Regarde, il y a des gamins dessus…

— Et alors ?

— Des gamines aussi…

— Re et alors ?

— Ben…

— Oui ?

— Il est où mon mec tout dominant et tout sûr de lui ?

— N’importe quoi…

— Allez, ça va être marrant.

— Le mec tout dominant et tout sûr de lui avec du vomi plein la chemise, ça le fait moyen, Julie.

— T’es vraiment pas drôle…

— Non, mais je vais te regarder, vas-y.

— Ben, non, toute seule c’est nul.

— D’accord. Tu viens ?

— Où ?

— Ben plus loin ?

— Mais…

— Mais quoi ?

— S’il te plaît…

— J’ai dit non, je ne sais même pas pourquoi on en discute encore. Non, c’est non.

— Pfff…

— Julie, ça suffit.

— Julie, ça suffit… Pfff… »

Il se tourne vers elle et lui prend le bras.

« C’était quoi ça, Julie ?

— Euh…

— Ça te fait rire ?

— Non…

— Si tu veux faire ta gamine, je vais te traiter comme une gamine.

— Non non, je vais me tenir…

— Ça vaut mieux… »

Elle baisse la tête et la hoche légèrement. Il prend sa main et commence à s’éloigner.

« Tu veux vraiment pas ?…

— Bon, tu ne sais vraiment pas quand t’arrêter, toi. On va à la voiture.

— Non, non…

—  Oh que si.

— Non…

— Si. Ta brosse y est.

— Non non non non non…

— Oh si. »

Il la traîne presque jusqu’au parking. La voiture est un peu à l’écart. Comme par hasard, se dit-elle. Il pointe le sol du doigt.

« Tu restes là. »

Elle obéit, les bras croisés, tête baissée, le feu aux joues. Il jette un œil aux alentours. Personne de ce côté-ci du parking. Il ouvre la porte de la voiture, à l’arrière.

«Allonge-toi, et baisse ton jean.»

Elle murmure un « Non, s’il te plaît » qui reste sans effet et fait ce qu’il lui dit. Il a déjà trouvé la brosse. En général, il ne trouve rien quand elle lui demande de sortir quelque chose de son sac à main, mais là… Elle s’allonge, le pantalon à mi-cuisse. Il s’assied sur le bord du siège et tapote ses fesse du bout de la brosse. Elle ferme les yeux et le premier coup suit instantanément. Lourd, bruyant, douloureux. Elle déteste la brosse. Il enchaîne une dizaine de coups et se retourne pour vérifier que personne ne s’intéresse trop. La musique de la fête foraine couvre bien celui de la fessée, mais sait-on jamais… Personne. Il prend la brosse fermement et retourne son attention sur elle.

Elle sèche ses larmes en revenant à la fête foraine. Son jean est trop serré, ça frotte. Elle a mal. Lui est de bonne humeur, il avale une bouchée de barbapapa. Elle n’arrive pas à s’empêcher de se frotter les fesses, ce qui la fait gémir doucement. Elle a l’impression que tout le monde la regarde. Ils passent devant le manège sur lequel elle voulait aller.

« Bon…

— Oui ?…

— Juste une fois

— Tu aurais pu le dire la première fois, hein…

— Ce sera plus drôle de te voir t’asseoir comme ça…

— Sadique…

— C’est pour ça que tu m’aimes. »

Elle l’embrasse. Pfff, il a raison, en plus.