Chocolat

« J’ai faim.

—Mais non, t’as pas faim.

—Ah bah merci, je crois que je sais mieux que toi, quand même…

—Julie, on vient de manger.

—Et ?

—T’as dévoré les profiteroles.

—Et ?

—Et t’as eu assez. T’as pas faim.

—Mais si !

—Ah oui ?

—Oui…

—Faim de quoi ?

—C’est une question piège, ça…

—Non, non…

—Je te connais…

—Non, non, dis-moi, tu veux quoi ? Un bol de soupe ?

—Non…

—Brocolis-vapeur ?

—Non…

—Bah t’aimes bien les brocolis, pourtant…

—Oui mais pas là…

—Ah non ?

—Non…

—Et donc, Julie, t’as faim de quoi ?

—De tes bisous ?

—C’est vrai ? »

Il l’embrasse.

« Voilà ! Problème réglé !

—Moui…

—Quoi ?

—Bah j’ai encore faim…

—Tu veux un autre bisou ?

—Euh… »

Il la fixe du regard.

« Tu veux du chocolat, hein ?

—Put… rée oui, je veux du chocolat. Tout le chocolat. Donne-moi-le. S’te plaaaait…

—Non, Julie…

—Just un ‘tit bout. Tout petit, un carré. Ou deux. Ou plus, si t’es gentil.

—Non. Tu sais ce que le médecin a dit.

—Non mais ça va, elle a dit qu’il fallait que je fasse plus attention, pas que j’allais claquer pour un carré de chocolat…

—Oui, et qu’est-ce qu’on a décidé ?

—…

—Julie ?

—Que j’allais perdre 5 kilos…

—Voilà… Les profiteroles, c’était ton écart hebdomadaire…

—Oui mais j’ai pas l’habitude de devoir faire attention, moi !

—Je sais bien ! C’est pour ça que je t’ai à l’œil !

—Pfff…

—Quoi pfff ?

—Tu vas me fesser pour un bout de chocolat ?

—Non, puisque tu ne vas pas avoir de chocolat.

—…

—Quoi ?

—Et si tu me fesses là, tout de suite… Avec la spatule, puisque t’aimes ça… J’aurai un chocolat après ? »

Debout

« Bonjour toi…
—Mmmg, qu’est ce que tu veux ?
—P’tit dèj au lit ?
—Gmmbl…
—Oui ? Non ?
—Mais comment t’as tellement d’énergie, toi ? C’est le milieu de la nuit…
—Mais non, il est six heures et demie… »
Tournée sur le flanc, elle prend l’oreiller et se le presse sur la tête.
« Laisse-moi dormiiir, » fait une petite voix sous l’oreiller.
La main s’abat gentiment sur sa fesse gauche. Elle pouffe.
« Allez, Julie…
—Non… »
La fesse droite prend la claque suivante, un peu plus forte.
« T’es sûre ?
—Ah oui, sûre de sûre… »
Une paire de claques plus tard, elle se mord la lèvre.
« Tu sais, ça ne donne pas envie de se lever…
—Ah non ?
—Non… Ça donne envie de rester au lit à faire des cochonneries… »
Il passe sa main sous la culotte qui couvre à peine les fesses de la belle au lit chouinant. Il la baisse lentement tandis qu’elle frissonne. La main se perd un instant entre ses cuisses.
« Ah bah dis donc, tu ne perds pas de temps…
—Tu veux te plaindre ?
—Ah bah oui, un peu de décence, s’il te plait, je me réveille, moi… »
La main se retire, provocant un autre frisson, et s’abat sur les fesses nues. Le délicieux bruit envahit la chambre à coucher, métronomique, ponctué de petits cris et gémissements. Elle se tourne, sur le ventre, et se cambre, offrant ses fesses à leur persécuteur. Tandis que sa main à lui lui fait mal, sa main à elle lui fait du bien. Le frisson devient tremblement, et elle étouffe ses gémissements dans le duvet. Satisfaite, elle se recroqueville et sourit. Il s’allonge auprès d’elle.
« Comme je disais, bonjour, toi…
—Oui, c’est un jour pas trop mal pour l’instant… »

Fleur bleue

Sa main vengeresse s’abat tant et plus sur le rougissant postérieur de sa soi-disant consentante victime.

«Ah! Fieffé coquin! » s’exclame-t-elle, «Vous ne m’aviez dit que votre main était de plomb !

–Allons ! Vous l’aurais-je dit, ma blanche colombe, jamais de votre présence sur mes genoux je n’aurais eu le plaisir !

–Certes non, gredin! Bandit ! Aurais-je su ce qui se tramais sous ces airs innocent, c’est mon cul qui en serait fort aise, plutôt qu’à l’agonie!

–C’est bien là, ma donzelle, que se trouve mon génie. Non seulement ai-je le plaisir de votre compagnie, je profite qui plus est de la place de choix au théâtre de votre derrière cramoisi.

–Et a en juger par cette trique qui me taquine l’estomac, ce n’est pas un spectacle qui semble vous deplaire, bien au contraire…

–Seul un véritable rustre resterait impassible face a telle vision. Si rondes, si belles, si rouges, brûlantes !

–Brûlantes, à qui le dites-vous ? Auriez vous oublié que ce cul sur lequel vous jouez votre rythme endiablé est de chair tendre et requiert douceurs et caresses ?

–Douceurs et caresses font suite au tonnerre de ce tannage bien mérité !

–Filou ! Tu oses !

–Que ne l’oserais-je, un autre en aurait le plaisir ! L’homme doit saisir sa chance quand d’aventure elle se présente…

–Et une fois que mon cul sera fait a la convenance de Monsieur ?»

Il se penche et murmure:

«Dis, c’est bien gentil ton petit fantasme mais on va pas garder les costumes ridicules pour baiser, hein ?»

Et m…

—Putain!

—Julie…

—Non! Merde, putain !

—Julie…

—Non, j’te dis !

—Oui, oui, mais…

—Non! Putain de bordel de merde, même.

—Okay, t’es pas contente..

—Ils se foutent de nous !

—Moui mais…

—Il ne sort qu’après 21h, le virus ?

—Non.

—Il est sage et poli, le virus, il ne s’approche pas des zones scolaires?

—Non…

—Alors merde!

—Ton—

—M’en fous d’mon langage !

—Mais-

—Non! Là, j’ai le droit, j’ai besoin.

—Julie…

—Non.

—Okay…

—Fais pas cette tête, ça m’énerve encore plus…

—Quelle tête?

—Ta tête de déçu qui en attendait mieux de moi.

—Rhoo…

—Je la connais, cette tête, hein…

—Okay, je change de tête, et toi tu change de ton, oui ?

—Moui…

—P’tite fessée pour te détendre ?…

—Moui… Mais pas la brosse.

—Non ?

—J’aime pas la brosse. Je veux tes mains. Et ne lésine pas sur les caresses…

.

.

.

Blague à part, courage, la France. On pense à vous.

Rhetorical

“It’s not faaaaair!” she yells as the slaps rain down on her bottom. He doesn’t listen, his hand coming down hard and making her cry out in pain once more. Her bottom, red even before he pulled her panties down, is throbbing with pain. Added to the pain is the humiliation of knowing that her pussy is on display, wet with desire, all but begging for his cock. And he won’t give it to her.

“Please!” she pleads once more. He ignores her, the slaps steady and merciless.

“It’s extremely fair,” he says between two hard slaps.

“But…” She bites her lips, stiffling a moan as his hand spreads and caresses her burning cheeks.

“What was the rule?” he asks, punctuating the question with a sharp slap.

“Ooww!”

“What was the rule?” he asks again, spanking her harder.

“Oww! No… Oww!! No porn during working hours…”

“And what were you doing?”

“I… Please…”

“What *SMACK!* were *SMACK!* you *SMACK!* doing?”

“I was… watching… naughty things, but…

“But?”

“Working from home is so boooooring! It’s not fair!”

“You know how you get…” he says, his hand lightly brushing her dripping pussy, sending shivers up your spine, “You get yourself crazy excited, and then you come and distract me… I have to work too…”

“Mmmmhm… Yes… Distracting, yes…” she says, moaning. She feels his hard cock against her belly and his fingers linger, caressing, probing her. She closes her eyes. He finally realises that ending over his lap was her plan all along. “You’re not even sorry, are you?” he says.

A rhetorical question.

Toute belle

Il ferme la porte d’entrée et pose son attaché-case au pied du mur. Elle l’attendait, les mains derrière le dos, la tête baissée, comme toujours. Il défait son manteau et le suspend, puis, enfin, il lui pose un baiser sur la joue.

Chantonnant, il va jusqu’au bureau, la laissant plantée au milieu du couloir.

Il est gonflé. Pas un mot, pas un petit commentaire, même pas un ‘je t’aime’. Il n’a pas l’air fâché, pourtant ? Juste un bisou sur la joue ? Elle ne comprend pas. Elle s’était faite toute belle, le maquillage, les ongles, les cheveux… Pas un commentaire. Rien. Non mais les hommes, des fois…

Une moue aux lèvres, et le suit et passe la tête dans l’entrebâillement de la porte de son bureau.

“—Tu ne remarques rien ?” minaude-t-elle.

Son regard se pose sur le paddle qui trône en évidence au milieu du bureau. Ses yeux s’écarquillent. Il lui fait signe d’entrer.

“—Mais…

—T’es belle, dis-donc, Julie…

—Ah bah quand même…

—Quoi ?

—Bah t’as remarqué…

—Ah ça oui, j’ai remarqué…

—Ça ne te plait pas ?

—Ah si, si, t’es magnifique…

—Mais, le paddle ?…

—Ils sont bien, tes ongles, dis-donc…

—Oui…?

—On dirait presque que tu as été chez l’esthéticienne…

—…

—Et puis les cheveux… La coupe, la couleur…

—Oui…

—Pédicure, aussi ?

—Peut-être…

—Autre chose ?

—Ben…

—Oui ?

—Épilation…

—Je vois… Et qu’est ce qu’on a dit le mois dernier, Julie ?

—Le mois dernier ? Euh… C’est loin, ça…

—Réfléchis…

—On a dit… Que je pouvais me faire toute belle pour le plus chanceux des amoureux ?

—Pas exactement, non…

—On a dit qu’avec la COVID et tout le tralala, il me fallait quelque chose pour me remonter le moral ?

—Non plus, non…

—On a dit… Que…

—Sérieusement, ce coup-ci…

—Pfff… Que j’ai trop dépensé le mois dernier chez l’esthéticienne…

—Et ?

—Et le coiffeur…

—Et ?

—Et que je devais me retenir…

—Sinon ?

—J’aurais pas de dessert ?

—Presque…

—S’te plait…

—Ah bah tu peux être privée de dessert aussi, c’est pas un problème…

—Non…

—Sur le bureau.

—Quoi ?

—Relève ta jupe et penche-toi sur le bureau.

—S’il te plait… Je suis désolée, d’accord ? J’avais besoin…

—On a fait un budget, oui ?

—Oui…

—C’était un peu juste, oui ?

—Oui…

—Tu as promis, oui ?

—Rhoo, oui, c’est bon…

—Sur le bureau.

—Oui m’sieur l’inspecteur des impôts…

—Il y a une taxe sur les mensonges, oui…

—Même pas drôle…

Elle retrousse sa jupe et se met en position, le cœur lourd. Les larmes vont gâcher son maquillage. Trente euros pour rien, pfff…

Réveil-matin

—Euh, Julie?

—Gruimmmm?

—Tu te lèves pas?

—Simmgrmmbl…

—Julie…

Elle tire la couette sur sa tête.

—Il est 7h, là, Julie…

—Mais non…

—Ah bah si…

—J’ai pas envie.

—Ah bah je vois ça…

—’Vais faire dodo, un peu, valà…

—Allez, debout, la miss.

—Même pas de croissants, p’tit dèj au lit?

—Euh… non?

—T’es nul.

—Et toi tu vas être en retard. Zou, à la douche!

—Non.

—Non?

—Non…

Il passe sa main sous la couette et la pose innocemment sur ses fesses.

—T’es sûre?

—…

Il tape ses fesses légèrement, une fois, deux fois, trois fois…

—Juliiiie…

—Pfff…

—Dernière chance.

—Ah bah ça, pas le temps pour une petite siestounette mais t’as le temps de me fesser, quoi. Franchement, c’est n’importe qu-

Il tire la couette d’un geste sec et sa main s’abat sans retenue sur le derrière offert —petite nuisette, petite dentelle, ça ne laisse pas beaucoup de place à l’imagination. Elle gémit et essaye de se tourner sur le dos. Il la retient d’une main et lui flanque des claques plein les fesses de l’autre. Elle se plaint ; il n’écoute plus. Elle gigote et se tortille ; il la tient plus fermement. Elle lui dit que c’est pas juste ; il lui dit que, justement, il est la main vengeresse de la Justice. Elle ne trouve pas ça drôle ; il trouve ça hilarant.

Elle est réveillée. Ses fesses brûlent. C’est lundi. Une bonne semaine qui s’annonce, elle le sent… Surtout dans le bas du dos…

Jalouse

—Et ça, c’est qui?

—Ben c’est Catherine, c’est marqué.

—Et c’est qui, ça, Catherine ?

—Mais tu l’as rencontrée, Catherine, du boulot…

—Ah ouais?

—Ouais, 55 ans, trois gamins, la frange comme ça.

—Mouais… Et celle-là ? Élodie ?

—La femme d’Henri ?

—Elle s’appelle Élodie ?

—On a diné tous ensemble, Julie…

—Oui, oui… Sandy ? C’est quoi ce prénom ?

—L’américaine.

—Ah bah bravo, exotique, tout ça… t’es vraiment un beau sal—

—Sandy, la lesbienne américaine, oui.

—Ah…

—Oui… C’est bon, t’as fini ?

—De ?

—Da faire ta jalouse ?

—Chuis pas jalouse.

—Ah bah pourtant…

—Non.

—D’aaaaccord. Tu me donne mon portable ?

—Oui, une minute… Lise ?

—Ben ma maîtresse.

—Quoi ?!

—Oh non, oups, je suis découvert, trop ballot…

—Pffff, t’es bête…

—Et toi t’es jalouse.

—Oui. Tes mains, elles sont à moi.

—Juste mes mains ?

—Le reste aussi, mais là, c’est tes mains que je veux.

—Où ça ?

—Commence par mes fesses… Et ne te retiens pas…

—Sinon quoi ?

—Sinon j’appelle mon amant, oh !

Je ne fais que ça

“—Ah bah t’as fait fort, là, quand même…

—De quoi ?

—Bah regarde…

—Regarde quoi ?

—Bah ! Mon cul !

—Je fais qu’ça, tu sais bien…

—Il est dans un état…

—Je ne vois pas le problème…

—Ah bah non, toi t’aimes ça…

—Et je sais que toi aussi !

—Moui…

—C’est pas vrai peut-être ?

—Si, si… Mais comment je vais m’asseoir, moi, maintenant ? J’ai réunion demain, en plus…

—Ah bah ça, fallait y penser avant !

—Mais je savais pas, moi !

—Tu ne savais pas ?

—Que t’allais y aller si fort…

—Genre… Tu me connais, non ?

—Oui… La main lourde…

—Rhoo, même pas…

—Ah bah là…

—Mais non…

—Oh si…

—Tu crois ?

—Mais regarde !

—Je te dis, je ne fais que ça.

—Pervers…

—Oui, ma belle.

—Je t’aime, espèce de brute…

—Moi aussi je t’aime, sale gosse…”