Juste un café

« Un café ?

—Non, merci. 

—T’es sûr ?

—Bah oui, pourquoi ?

—T’as l’air fatigué.

—Ah bah merci, ça fait plaisir.

—Ben les mensonges, c’est non, Thomas, alors je dis la vérité… 

—Ça ne t’oblige pas à dire tout ce qui te passe par la tête…

—Tellement ronchon…

—Mais non, je suis pas ronchon.

—Grognon, alors ?

—Julie, arrête, si je suis grognon ce sera de ta faute.

—Des excuses, toujours des excuses… P’têt que tu devrais prendre un café ?

—Dis, Julie ?

—Oui mon cœur ?

—Tu cherches.

—Non non.

—Tu cherches, c’est pas une question.

—Je cherche rien du tout, je te propose un café.

—C’est quoi cette obsession avec le café, tout à coup ?

—C’est pas un obsession, c’est de la politesse.

—…

—Quoi ?

—Ben je sais pas, Julie, j’attends de savoir.

—Je vois pas comment je pourrais faire une bêtise qui ait un rapport avec le café, hein.

—On ne sait jamais, tu sais toujours me surprendre…

—T’es méchant… Je voulais juste te faire plaisir, je sais que t’adores le café…

—Euh… Oui ?

—Ça te rend de bonne humeur, tout ça…

—Mais encore ?

—Bah ptêt que tu serais moins fâché…

—Et voilà, on y est…

—Bah c’est pas d’ma faute…

—Julie…

—J’ai un peu oublié les impôts…

—Un peu ? On est mi-Novembre !

—J’ai un peu oublié de payer le gaz aussi…

—Julie !

—En fait, j’ai un peu oublié toutes les factures ce mois-ci…

—Tu plaisantes ?

—Bah je pensais les avoir payées, moi… C’pas d’ma faute… »

Il soupire. Il ferme les yeux et se pince l’arête du nez. Elle baisse les yeux et ne dit rien. Déjà qu’il est pas content, elle ne va pas en rajouter. Elle sent déjà un picotement lui démanger le derrière, comme un présentiment. Sauf qu’il n’y a pas besoin d’être voyante pour savoir ce qui va lui arriver. La seule question c’est si ca va être à la brosse ou à la ceinture.

« Vas chercher la brosse… »

Ah bah maintenant, elle sait…

« Celle en bois. »

Rhooo… Elle déteste celle en bois. Elle fait mal, celle-là. Non pas que l’autre caresse comme la brise, mais celle en bois, elle est pas gentille.

« Et prends ton ordi portable aussi, tu vas faire toutes les démarches pendant que je te fesse !

—Euh… tu veux pas un café d’abord ? »

Parfum

Il sent bon. C’est un peu étrange d’y penser maintenant, lovée comme elle est sur ses genoux, la culotte a mi-cuisses, les fesses en feu. Mais il sent bon. Le bruit de sa main s’abattant sur sa croupe emplit le salon, et elle pousse des gémissements de douleur, des petits cris de honte et des murmures de plaisir. Mais c’est à son parfum qu’elle pense. Elle imagine sa peau contre la sienne, quand il lui fera l’amour une fois ses transgressions pardonnées. Elle ne sait même plus ce qu’elle a fait cette fois-ci —il le lui rappellera bientôt, il aime sermonner quand il la punit. Mais après, il la prendra dans se bras, nue, peut-être, et la prendra tout court sur le lit. Ou le canapé. Ou la table de la cuisine. Elle frissonne. Sa peau contre la sienne, sa main dans ses cheveux, son parfum, sa sueur, ses lèvres. Son cul brûle, la main tombe et tombe et tombe. Elle l’imagine la serrant fort. Elle est trempée, elle le sait. Il peut le voir, c’est sûr. Elle aime ça. Elle se cambre, s’offre à ses mains. Elles lui font mal. Elle aime ça. Il sent bon et elle, elle a envie de lui.

Elle sent bon. Elle sent toujours bon, d’ailleurs. Elle sent bon quand il l’embrasse au réveil, elle sent bon quand il rentre le soir, elle sent bon quand elle minaude et se presse contre lui, espérant échapper à sa fessée. Qu’est-ce qu’elle a fait, déjà ? Là, perdu dans le moment, il ne s’en souvient même plus. Ses fesses rebondissent, se serrent et rougissent au fur et à mesure que sa main frappe. Elle sent bon. Son parfum, ses cheveux, son entrejambe qu’elle ne cache plus, toute pudeur oubliée. Il a envie d’elle. Elle mérite sa punition, ça, il le sait, mais une fois pardonnée, il la prendra dans ses bras, nue, peut-être, et la prendra tout court sur le lit. Ou contre le mur. Ou dans la douche. Il la sent frissonner. Il imagine sa main caressant son dos, ses jambes, ses fesses encore brûlantes. Il imagine ses lèvres baisant son cou, la chaleur de sa peau, son parfum, sa chaleur. Elle gémit tandis que sa main tombe. Elle frisonne. De honte ? De plaisir ? Elle est presque à bout, presque pardonnée. Il passe sa main entre ses cuisses. Elle gémit plus fort. Il veut se perdre dans ses bras, dans son parfum. Une dernière claque, un dernier gémissement. Il la relève et l’embrasse, goûtant le sel de ses larmes sur ses lèvres.

Dieu qu’elle sent bon.

Getting Ready

Tale as old as time… 🎵

Pensive

On reflexion, Karen told herself, maybe that young waitress was just doing her job, and there was no need to throw abuse at her and make her cry. The chef storming out of the kitchen and pulling her over his lap for a sound, humiliating public spanking had certainly made his point very clear. As she stared at the corner she had been told to stand in, she wondered which was the most painful, her red, throbbing bottom or the stares and snickers of the other diners in the restaurant…

Prince Charmant

Oh, il est beau, son prince charmant

Il est très drôle et sûr de lui

Il est bien fort, évidemment

Puis il est doux, parfois, aussi


Sa princesse, elle, est plus taquine

Reçoit souvent, pour ses bêtises

Des punitions à la badine

(Qu’elle trouve d’ailleurs fort excessives)

C’est vrai qu’elle aime faire la maline

Et que pour elle, c’est gourmandise

Quand il la fesse comme une gamine

Pour grossièreté intempestive


Mais son beau prince la connait bien

Il joue le jeu, il temporise

Il sait bien qu’elle préfère ses mains

Peignant son cul couleur cerise