Non

Pour une petite cigale de passage

“Non, Julie, j’ai dit non

— Mais…

— Non, c’est non.

— Oui mais…

— Non, pas «oui», non.

— Pfffff… T’es vraiment pas marrant.

— Ben… non, apparemment je ne suis pas marrant, non.

— Bon, t’as fini de dire non ?

— Hé ! C’est quoi ce ton, là ?

— Rien, rien… Pardon…

— Je préfère, oui…

— Ah bah tu vois…

— Julie… Arrête de chercher…

— Mais je ne cherche pas, pfff…

— Et arrête de soupirer comme ça… Tu sais bien que je n’aime pas ça.

— Oh là là… Mais c’est le goulag ici… »

Il lève les yeux au ciel, referme son livre d’un geste sec et la regarde droit dans les yeux.

« Bon, ça suffit maintenant. Je ne te le dirai pas une fois de plus. »

Elle fait la moue et se tait un moment. Il rouvre son livre et cherche sa page en se maudissant de ne pas l’avoir marquée. Silence, enfin.

« Oh allez, ça peut être marrant ! »

Tant pis pour la page, le livre retombe sur la table basse et il l’attrape par le poignet, la cale sur ses genoux.

« Non, non, attends ! »

Il retrousse sa petite jupe d’été, celle qu’elle aime bien faire tournoyer. La petite culotte est crème, fine, de la dentelle sur les côtés. Celle-là, il l’aime bien, et elle le sait.

« S’te plaît… C’était juste pour essayer…

— Et je t’ai dit non, Julie, tu ne me fesseras pas, tu ne touches pas à mes fesses !

— Mais c’est pas juste !

— La vie est injuste, ma grande ! »

Et sur ce, les claques pleuvent, ignorant les jérémiades. Ses fesses, à elle, rougissent de plus belle. La culotte reste en place, il aime bien l’effet que ça fait, il aime bien jouer avec. Elle gémit, elle se cache la tête dans un coussin. Il sait bien à quel jeu elle joue. Il aime bien y jouer aussi. Malgré lui, il sourit.

La fessée passée, elle se love contre lui. Il a repris son livre ; il a retrouvé sa page. Il lui fait un bisou sur les cheveux.

« Oui bah n’empêche que c’est pas juste, hein…

— Non, mais, au final, ça te va très bien comme ça. »

Elle fait une petite moue et se serre un peu plus contre lui. Silence, enfin. Elle lève la tête.

« Mais juste une fois, pour voir ? »

Aux francophones de passage!

Tout d’abord, mes excuses à celles ou ceux tombés sur ce blog par hasard, en tapant “fessée” dans un moteur de recherche ou que-sais-je, et déçus de ne trouver que des textes en anglais ici. A dire vrai, le public anglophone est tout simplement, et très logiquement plus large… C’est vénal, je sais… Mais je voulais également me frotter un peu à la langue de Shakespeare et voir si je pouvais enchanter d’autres publics que celui de ma langue maternelle. Pari en suspends pour l’instant mais les retours sont positifs et je m’en réjouis!

Néanmoins, j’ai voulu inclure cette référence à la langue de Molière dans la tagline (ironie!) quand j’ai créé ce blog il y a peu, car je ne renie pas la possibilité d’y mettre aussi des textes en français, qu’ils soient originaux ou de simples traductions de ceux en anglais. J’avais pensé faire une version totalement bilingue du blog, mais cela me semble être beaucoup de travail pour un résultat pour le moins incertain. J’espère que les gribouillis que je poste vous plaisent, quand bien même vous ne saisiriez pas leur contexte.

Reste que s’il y en a parmis-vous qui seraient intéressés de me lire en français plus souvent, n’hésitez pas à vous manifester, on publie pour être lu et servir son auditoire, n’est-ce pas?

Ses mains sans cesse et sans relâche
Passaient des claques à la cravache
De la ceinture au cruel fouet
Des canes souples au martinet
Il frappait encore et encore
Marquant sa peau, sa chair, son corps
Il la fessait, la punissait
Mais toujours d’un commun accord
Dans son intime il inscrivait
Son nom, jamais plus effacé
Son être entier lui confessaient
Son amour fou de la fessée
Son désir fou de la fesser