Parfum

Il sent bon. C’est un peu étrange d’y penser maintenant, lovée comme elle est sur ses genoux, la culotte a mi-cuisses, les fesses en feu. Mais il sent bon. Le bruit de sa main s’abattant sur sa croupe emplit le salon, et elle pousse des gémissements de douleur, des petits cris de honte et des murmures de plaisir. Mais c’est à son parfum qu’elle pense. Elle imagine sa peau contre la sienne, quand il lui fera l’amour une fois ses transgressions pardonnées. Elle ne sait même plus ce qu’elle a fait cette fois-ci —il le lui rappellera bientôt, il aime sermonner quand il la punit. Mais après, il la prendra dans se bras, nue, peut-être, et la prendra tout court sur le lit. Ou le canapé. Ou la table de la cuisine. Elle frissonne. Sa peau contre la sienne, sa main dans ses cheveux, son parfum, sa sueur, ses lèvres. Son cul brûle, la main tombe et tombe et tombe. Elle l’imagine la serrant fort. Elle est trempée, elle le sait. Il peut le voir, c’est sûr. Elle aime ça. Elle se cambre, s’offre à ses mains. Elles lui font mal. Elle aime ça. Il sent bon et elle, elle a envie de lui.

Elle sent bon. Elle sent toujours bon, d’ailleurs. Elle sent bon quand il l’embrasse au réveil, elle sent bon quand il rentre le soir, elle sent bon quand elle minaude et se presse contre lui, espérant échapper à sa fessée. Qu’est-ce qu’elle a fait, déjà ? Là, perdu dans le moment, il ne s’en souvient même plus. Ses fesses rebondissent, se serrent et rougissent au fur et à mesure que sa main frappe. Elle sent bon. Son parfum, ses cheveux, son entrejambe qu’elle ne cache plus, toute pudeur oubliée. Il a envie d’elle. Elle mérite sa punition, ça, il le sait, mais une fois pardonnée, il la prendra dans ses bras, nue, peut-être, et la prendra tout court sur le lit. Ou contre le mur. Ou dans la douche. Il la sent frissonner. Il imagine sa main caressant son dos, ses jambes, ses fesses encore brûlantes. Il imagine ses lèvres baisant son cou, la chaleur de sa peau, son parfum, sa chaleur. Elle gémit tandis que sa main tombe. Elle frisonne. De honte ? De plaisir ? Elle est presque à bout, presque pardonnée. Il passe sa main entre ses cuisses. Elle gémit plus fort. Il veut se perdre dans ses bras, dans son parfum. Une dernière claque, un dernier gémissement. Il la relève et l’embrasse, goûtant le sel de ses larmes sur ses lèvres.

Dieu qu’elle sent bon.

Getting Ready

Tale as old as time… 🎵

Pensive

On reflexion, Karen told herself, maybe that young waitress was just doing her job, and there was no need to throw abuse at her and make her cry. The chef storming out of the kitchen and pulling her over his lap for a sound, humiliating public spanking had certainly made his point very clear. As she stared at the corner she had been told to stand in, she wondered which was the most painful, her red, throbbing bottom or the stares and snickers of the other diners in the restaurant…

Prince Charmant

Oh, il est beau, son prince charmant

Il est très drôle et sûr de lui

Il est bien fort, évidemment

Puis il est doux, parfois, aussi


Sa princesse, elle, est plus taquine

Reçoit souvent, pour ses bêtises

Des punitions à la badine

(Qu’elle trouve d’ailleurs fort excessives)

C’est vrai qu’elle aime faire la maline

Et que pour elle, c’est gourmandise

Quand il la fesse comme une gamine

Pour grossièreté intempestive


Mais son beau prince la connait bien

Il joue le jeu, il temporise

Il sait bien qu’elle préfère ses mains

Peignant son cul couleur cerise

Le pire

« Alors, tu m’ignores ?

—Quoi ? Non, pourquoi ?

—Bah je sais pas, tu dis rien…

—Je suis juste fatigué.

—Oui, oui…

—Oh non…

—Quoi ?

—Julie…

—Quoi ?!

—Je le connais, ce regard.

—Quel regard ?

—Le regard coupable…

—N’importe quoi…

—Je te connais, tu sais…

—Bah pas vraiment, apparemment…

—Quand tu veux de l’attention, tu fais des bêtises…

—Tu crois ?

—Je sais…

—Donc si j’avais de l’attention, je ne ferais pas de bêtises, oui ?

—Bah c’est logique.

—Donc si j’en fais, des bêtises, c’est de ta faute…

—Hein ?

—C’est la faute à ton manque d’attention. CQFD…

—CQ rougi, surtout…

—Ah bah non. Si c’est pas de ma faute, c’est pas moi qui me ferais punir, hein.

—Et qui l’a faite, la bêtise ?

—Bah quelle bêtise, d’abord ? J’ai pas vu de bêtise, moi…

—Julie…

—Oui mon choupinet ?

—Qu’est ce que t’as fait ?

—Rien qui vaille la peine d’en parler, vraiment…

—Ah si, si…

—Ah non, non…

—Julie, plus tu attends, pire ce sera.

—Tu sonnes comme Yoda.

—Ne change pas de sujet…

—De sujet, ne change pas, mmmmmmh?»

Sans un mot, il la prend par le poignet et la bascule sur ses genoux. Pas trop tôt… Il se ramollit avec l’âge, clairement. Ou peut-être qu’il aime ça, la faire attendre… Ah le petit saligaud… Est-ce qu’il sait ? Non, s’il savait il ne l’aurait pas ignorée si longt— « AIIIIE ! »

La claque est dure. Sa robe est légère. Pas vraiment de saison. La culotte, pas rembourrée non plus, c’est comme s’il n’y en avait pas. Les gifles s’abattent l’une après l’autre. Droite, gauche, droite, gauche, les fesses, les cuisses…

« Mais c’est pas juuuuuste !

—Quoi ? Qu’est ce qui n’est pas juste ?

—Tu ne sais même pas pourquoi tu me punis !

—Je sais qu’il y a quelque chose, et le plus tôt tu l’admets, le moins pire pour tes fesses…

—C’est pas du bon français ça, “moins p—” AIIIIE!

—J’attends ? »

Elle sent sa main qui se glisse sous sa robe, la soulève et la retrousse. Il tire sa culotte vers le haut, révélant un peu plus de ses fesses déjà meurtries. Elle ne dit rien. Si elle l’admet, ce sera pire. Il va se lasser… A fesses vaillantes, rien d’impossi—« AIIIIE ! Pas si fort…

—J’attends, Julie…

—Bah attends, attends… Il va arriver, Godot, t’en fais p—AIIIIIIIE ! »

Bon, il est fâché… C’est pas une brute, d’habitude, mais sa main se fait lourde. Claque après claque après claque, ses fesses sont de plus en plus brûlantes, et sa volonté de moins en moins forte. Elle sent les larmes qui lui coulent le long des joues. Il fait une pause, prend la culotte par l’élastique et la baisse d’un geste vif. Elle serre les dents. Il attend un moment. Pour lui donner une chance, peut-être ? Ou peut-être pour admire son ouvrage. Les hommes et leur fierté, pfff…

La fessée est soudaine, et le répit vite oublié. Il accélère, lui laisse à peine le temps de reprendre son souffle entre les gifles, les larmes et les gémissements.

« Dernière chance, Julie, après c’est la brosse…

—Mais…

—Pas de mais ; qu’est-ce que tu as fait ? » Il ponctue chaque mot d’une nouvelle claque.

« Je… »

Il pause, la main levée.

« Oui ?

—Tu sais avec la Covid et tout…

—Oui ?

—Ça fait longtemps qu’on a pas eu d’invités…

—Oui, et ?

—Bah…

—Non…

—Si…

—Non, Julie, non ! Non, non, non, non, non !

—Euh…

—Combien de temps ?

—Une… une semaine ? Peut-être un peu plus… ?

—Une semaine ??

—Mais je l’aime bien, moi ta mère… »