Sources

«Dis?

—Oui, ma belle?

—Tu me fais un câlin ?

—Je sais pas… Tu mérites ?

—Bah oui, hein. Toujours !

—C’est pas ce qu’on m’a dit…

—Ah oui, et c’est qui ‘on’ ?

—Oh bah tu sais, j’ai mes sources…

—Mouais, des sources…

—Très haut placées…

—Ah oui? Je voyais ça plus bas…

—Plus bas ?

—Ouais, genre dans ton…

—Pfff, c’est fin ça, Julie…»

Elle lui tire la langue.

«C’est toi qui m’accuses !

—J’ai tort ?

—Voui, je suis un ange ces jours-ci…

—Carrément ?

—Bah ouais. J’ai payé la facture de gaz en temps et en heure, la cuisine est nickel, pas un mél en retard au boulot. Un ange, je te dis.

—Donc on va ignorer le caprice d’hier soir, les gros mots ce matin…

—C’est le foutu réveil !

—Les gros mots d’aujourd’hui, donc…

—Pfff…

—Ton linge par terre de ton côté du lit, ta tasse de thé qui moisit sur la table basse…

—C’est rien ça…

—Le dossier que t’as pas encore fini qui devait être sur le bureau de ta cheffe la semaine dernière dernier délai…

—Oui euh…

—L’assurance de la voiture…

—Euh…

—Ta plante verte qui se meurt…

—T’abuses…

—T’as pas fini tes mots croisés…

—Non mais…

—Tu ne t’es pas assez hydratée aujourd’hui…

—Oui, bon, j’ai pas fait la paix dans le monde non plus, hein..

—Je sais ! Mes sources…

—Ah oui, tes sources… ‘Savent tout… C’est comme Google…

—Ce qu’elles savent, c’est qu’avant ton câlin, tu vas venir sur mes genoux…

—Ah oui ?

—C’est ce qu’elles me disent…

—Elle prédisent l’avenir en plus ?

—C’est comme la météo, vague de chaleur sur les fesses de Julie.

—Je sors le bikini, alors ?

—On va faire ‘plage nudiste’, plutôt.

—Ça me va, mais après j’ai un câlin, oui ?

—Après, t’en auras plein.»

Chocolat

« J’ai faim.

—Mais non, t’as pas faim.

—Ah bah merci, je crois que je sais mieux que toi, quand même…

—Julie, on vient de manger.

—Et ?

—T’as dévoré les profiteroles.

—Et ?

—Et t’as eu assez. T’as pas faim.

—Mais si !

—Ah oui ?

—Oui…

—Faim de quoi ?

—C’est une question piège, ça…

—Non, non…

—Je te connais…

—Non, non, dis-moi, tu veux quoi ? Un bol de soupe ?

—Non…

—Brocolis-vapeur ?

—Non…

—Bah t’aimes bien les brocolis, pourtant…

—Oui mais pas là…

—Ah non ?

—Non…

—Et donc, Julie, t’as faim de quoi ?

—De tes bisous ?

—C’est vrai ? »

Il l’embrasse.

« Voilà ! Problème réglé !

—Moui…

—Quoi ?

—Bah j’ai encore faim…

—Tu veux un autre bisou ?

—Euh… »

Il la fixe du regard.

« Tu veux du chocolat, hein ?

—Put… rée oui, je veux du chocolat. Tout le chocolat. Donne-moi-le. S’te plaaaait…

—Non, Julie…

—Just un ‘tit bout. Tout petit, un carré. Ou deux. Ou plus, si t’es gentil.

—Non. Tu sais ce que le médecin a dit.

—Non mais ça va, elle a dit qu’il fallait que je fasse plus attention, pas que j’allais claquer pour un carré de chocolat…

—Oui, et qu’est-ce qu’on a décidé ?

—…

—Julie ?

—Que j’allais perdre 5 kilos…

—Voilà… Les profiteroles, c’était ton écart hebdomadaire…

—Oui mais j’ai pas l’habitude de devoir faire attention, moi !

—Je sais bien ! C’est pour ça que je t’ai à l’œil !

—Pfff…

—Quoi pfff ?

—Tu vas me fesser pour un bout de chocolat ?

—Non, puisque tu ne vas pas avoir de chocolat.

—…

—Quoi ?

—Et si tu me fesses là, tout de suite… Avec la spatule, puisque t’aimes ça… J’aurai un chocolat après ? »

Debout

« Bonjour toi…
—Mmmg, qu’est ce que tu veux ?
—P’tit dèj au lit ?
—Gmmbl…
—Oui ? Non ?
—Mais comment t’as tellement d’énergie, toi ? C’est le milieu de la nuit…
—Mais non, il est six heures et demie… »
Tournée sur le flanc, elle prend l’oreiller et se le presse sur la tête.
« Laisse-moi dormiiir, » fait une petite voix sous l’oreiller.
La main s’abat gentiment sur sa fesse gauche. Elle pouffe.
« Allez, Julie…
—Non… »
La fesse droite prend la claque suivante, un peu plus forte.
« T’es sûre ?
—Ah oui, sûre de sûre… »
Une paire de claques plus tard, elle se mord la lèvre.
« Tu sais, ça ne donne pas envie de se lever…
—Ah non ?
—Non… Ça donne envie de rester au lit à faire des cochonneries… »
Il passe sa main sous la culotte qui couvre à peine les fesses de la belle au lit chouinant. Il la baisse lentement tandis qu’elle frissonne. La main se perd un instant entre ses cuisses.
« Ah bah dis donc, tu ne perds pas de temps…
—Tu veux te plaindre ?
—Ah bah oui, un peu de décence, s’il te plait, je me réveille, moi… »
La main se retire, provocant un autre frisson, et s’abat sur les fesses nues. Le délicieux bruit envahit la chambre à coucher, métronomique, ponctué de petits cris et gémissements. Elle se tourne, sur le ventre, et se cambre, offrant ses fesses à leur persécuteur. Tandis que sa main à lui lui fait mal, sa main à elle lui fait du bien. Le frisson devient tremblement, et elle étouffe ses gémissements dans le duvet. Satisfaite, elle se recroqueville et sourit. Il s’allonge auprès d’elle.
« Comme je disais, bonjour, toi…
—Oui, c’est un jour pas trop mal pour l’instant… »

Vote!

I tend not to get political on here, and I won’t tell my American friends and visitors who to vote for. It’s your country, not mine. 

What I will say, though, is that with civil rights come duties, the primary of which is simply to vote. A democracy can only be a healthy one if people actually vote. So vote, people. Or else! 

Please do not make political comments about the election or either candidate below, I have no interest in housing a debate here, I think there are places far better suited to it all around the internet. And mostly, at this point, I think people have made their mind, one way or another. One thing about this election is that the choices are so diametrically opposed that I can’t imagine people being on the fence.

In any case, if you haven’t yet, please vote! Have your voice heard!

As always, I love you all!

And here’s a version without the text ^^

Fleur bleue

Sa main vengeresse s’abat tant et plus sur le rougissant postérieur de sa soi-disant consentante victime.

«Ah! Fieffé coquin! » s’exclame-t-elle, «Vous ne m’aviez dit que votre main était de plomb !

–Allons ! Vous l’aurais-je dit, ma blanche colombe, jamais de votre présence sur mes genoux je n’aurais eu le plaisir !

–Certes non, gredin! Bandit ! Aurais-je su ce qui se tramais sous ces airs innocent, c’est mon cul qui en serait fort aise, plutôt qu’à l’agonie!

–C’est bien là, ma donzelle, que se trouve mon génie. Non seulement ai-je le plaisir de votre compagnie, je profite qui plus est de la place de choix au théâtre de votre derrière cramoisi.

–Et a en juger par cette trique qui me taquine l’estomac, ce n’est pas un spectacle qui semble vous deplaire, bien au contraire…

–Seul un véritable rustre resterait impassible face a telle vision. Si rondes, si belles, si rouges, brûlantes !

–Brûlantes, à qui le dites-vous ? Auriez vous oublié que ce cul sur lequel vous jouez votre rythme endiablé est de chair tendre et requiert douceurs et caresses ?

–Douceurs et caresses font suite au tonnerre de ce tannage bien mérité !

–Filou ! Tu oses !

–Que ne l’oserais-je, un autre en aurait le plaisir ! L’homme doit saisir sa chance quand d’aventure elle se présente…

–Et une fois que mon cul sera fait a la convenance de Monsieur ?»

Il se penche et murmure:

«Dis, c’est bien gentil ton petit fantasme mais on va pas garder les costumes ridicules pour baiser, hein ?»